PRIX JEAN RENOIR des lycéens du BUGEY

30 avril 2017

LES OUBLIES : LOREN SUBIT

LOREN SUBIT                                                 LES OUBLIES

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      Le film Les Oubliés, écrit et réalisé par le germano-danois MARTIN ZANDVLIET en 2015, nous questionne : la capitulation permet-elle de clore définitivement la guerre ?

 

     Tout d'abord, la capitulation permet de clore les affrontements d'une guerre. Cependant, de nombreux prisonniers de guerre ont des difficultés pour rentrer chez eux. Le pays gagnant peut chercher à les utiliser pour réparer des dommages causés par la guerre. Les conditions dans lesquelles ces prisonniers vivent vont à l’encontre de règles humaines. Suite à la seconde guerre mondiale, de nombreux prisonniers de guerre ont été retenus pour déminer les plages du Danemark. Chaque instant de leur vie s'est transformé en un enfer, ils peuvent mourir à tout instant. Les conditions de vie de ces prisonniers ainsi que leur mission restent similaires à celles de la guerre.

      Ensuite, la guerre change à la fois les habitudes, et les valeurs des soldats mais également des civils. Pendant la guerre, les soldats des différents pays sont des ennemis à abattre sans aucun remord, la haine accumulée pendant la guerre touche aussi bien les femmes et les hommes. Cette transgression reste malheureusement après la guerre malgré la capitulation. Dans les Oubliés, les prisonniers allemandsmangent par mégarde de la mort au rat, et on voit une femme en rire. Le meurtre qui est un  interdit devient le mot d'ordre pendant la guerre, mais  il est difficile de le désapprendre malgré la fin de cette guerre.

     Enfin, malgré la capitulation, les soldats et les civils vont garder de nombreuses séquelles. Certains sont mutilés comme les Gueules Cassées de la première guerre mondiale, ou WILHELM dans le film Les Oubliés. Tous sont touchés psychologiquement, à la fois par les images qu'ils ont vues, mais également par les actes qu'ils ont commis. Marqués à jamais, ils devront vivre avec, ce qui peut mener certains au suicide.

     Donc, malgré la reddition, la guerre n'est pas réellement finie, elle se poursuit physiquement, mentalement, ainsi que dans les façons de penser à jamais changées. Les perdants, prisonniers en terre ennemie sont ici sacrifiés, ils vont continuer de subir, comme hors du temps et des lois, le massacre continue, la paix les a oubliés.

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LES OUBLIES MATHILDE CYVOCT

MATHILDE CYVOCT                                                      LES OUBLIES

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      MARTIN ZANDVLIET dans  Les Oubliés  nous montre comment sont traités les prisonniers de guerre  une fois la guerre terminée.

 

     Tout d'abord, les prisonniers de guerre doivent bénéficier de droits grâce à la Convention de GENEVE du 27/07/1929 qui pose comme principe général la protection des prisonniers contre les actes de violence, les insultes... En effet, même si ces individus sont des prisonniers, ils restent avant tout des êtres humains et doivent être traités correctement. Ces adolescents, prisonniers allemands au Danemark après mai 1945, sont retenus illégalement, ils devraient être rendus à leur pays. De plus, ils ont peu, voire pas, à manger car ils ne sont pas jugés prioritaires dans la répartition de la nourriture, ils sont servis en dernier, s'il reste quelque chose. Retenus illégalement, dans des conditions intolérables, ils sont destinés à mourir....

 

     En effet, ces prisonniers de guerre sont contraints de faire un « travail » forcé  très pénible et surtout très dangereux. Les prisonniers de guerre sont souvent incarcérés et utilisés pour remettre en état le pays ravagé par la guerre. C'est le cas de ces jeunes adolescents qui sont retenus au Danemark et pour déminer les plages que leur armée avait  criblée de mines. Ils sont mis à l'épreuve chaque jour, confrontés en permanence à la peur, aux blessures ainsi qu'à la mort, les mines sont des explosifs meurtriers qui cherchent à semer la terreur.

 

      Enfin, les prisonniers de guerre souffrent psychologiquement à cause de la dureté   des choses, implacables, sans espoir. En effet, la réalité est terrifiante, ils ont 17 ans et vont mourir, se sachant sacrifiés, en voyant disparaître à chaque instant leurs proches. Par exemple, ERSNT voit son frère jumeau disparaître dans l'explosion d'une mine. Il le cherchera partout, criera son nom, il ne peut pas admettre que son frère Werner a disparu en un instant à jamais, il veut à tout pris le retrouver.

 

       En conclusion, nous pouvons affirmer que ces prisonniers de guerre subissent des violences physiques et psychologiques qui sont de la torture avec très peu d'espoir de retrouver la liberté, ils sont contraints de poursuivre leur mission jusqu'au sacrifice de leur vie.

 

 

 

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Les oubliés MAMIE Charlotte

MAMIE Charlotte                                                                                    Les Oubliés

1ère ES

 

 

     L’armée est une institution où l'on apprend à obéir coûte que coûte aux ordres. Pourquoi peut-on alors trouver des exemples de désobéissance dans ce cadre très strict ?

 

     Les premiers cas de désobéissance que l’on peut observer dans l’armée sont les déserteurs. En effet face à l’horreur des combats et au danger, beaucoup ont des réactions instinctives de fuite, tout être vivant cherche à échapper à la mort. C’est ce qu’a fait Helmut MORBACH quand il s’est échappé pour aller voler de la nourriture dans la ferme d’à côté. Son acte est provoqué par son instinct de survie qui lui a dit d’aller trouver à manger avant de mourir de faim. Face à une mort possible c’est souvent l’instinct qui nous fera dépasser l'interdit.

     De plus, même si le sergent nourrit une grande haine à l’égard des jeunes prisonniers allemands il va tout de même réussir à passer outre sa colère et apprendre à leur faire confiance. Cet homme a une certaine empathie envers ces jeunes. Peut-être qu’il se reconnaît en eux, ils on dû vivre et voir les même atrocités. Il a aussi peut-être pitié de ces jeunes puisque il finit par désobéir et leur donner de la nourriture qui ne leur était pas destinée.

 

     Quelqu’un peut désobéir si les valeurs de l’armée vont à l’encontre de ses propres valeurs. Le sergent a promis aux jeunes prisonniers allemands qu’ils pourraient rentrer chez eux une fois la plage déminée. Mais son supérieur lui a menti, les jeunes Allemands sont envoyés sur une autre plage pour continuer à déminer. Le sergent décide de désobéir et va libérer les jeunes Allemands, ils ont acquis le droit de rentrer chez eux, ils ont payé la dette de leur pays. Le sergent va respecter ses promesses, même contre la hiérarchie militaire.

 

     Donc, même si une personne a adopté les codes de valeurs de l’armée et a appris a toujours obéir, elle peut désobéir car un être vivant ne peut pas toujours aller contre son instinct de survie face à la mort, car elle a des valeurs qui sont beaucoup plus importantes pour elle et qui sont en opposition avec les valeurs de l’armée. Quelqu’un peut aussi désobéir car il peut ressentir de l’empathie, de la pitié, voire se reconnaître dans la personne qu’il doit éliminer. Enfin  tout être humain peut commettre un acte de désobéissance si il pense qu’il y a une injustice ou que certaines valeurs doivent absolument être respectées.

 

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Les oubliés Athena Roget

ATHENA ROGET                                                                            Les Oubliés

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Le film Les Oubliés de MARTIN ZANDVLIET  nous amène à nous demander : comment la guerre déshumanise-t-elle les individus ?

 

            Tout d’abord, certaines armes utilisées durant la guerre n’ont plus seulement pour but de tuer les ennemis mais de terroriser afin de mieux dominer. Ainsi, un des soldats allemands est amputé des deux bras par l’explosion d’une mine. Pendant la seconde guerre mondiale, les nazis ont posé des mines afin de protéger le Nord de l’Europe pour empêcher un débarquement. Cependant ce sont les civils qui ont été les plus touchés par les explosions de celles-ci. Au XXème siècle, ce ne sont plus seulement les soldats qui sont les cibles d’attaques mais également les civils. Ainsi on a pu constater la présence de mines dans des jouets   d'enfants.

            Ensuite, la guerre peut pousser les individus à la haine des ennemis quitte à ne plus les considérer comme des êtres humains. Ainsi, quand une femme danoise apprend que les soldats allemands, affamés, ont mangé de la mort aux rats, elle en rit. La guerre change même les valeurs fondamentales d’une société. En effet, en situation de paix, tuer un homme est un crime qui est sévèrement puni par la loi mais en situation de guerre, les hommes reçoivent l’ordre de tuer et cela devient alors une banalité. La vie des hommes perd toute valeur.

            De plus, ces jeunes soldats sont amenés sur les plages du Danemark pour une seule raison : déminer. Étant allemands, ils sont considérés comme responsables, leurs vies n’ont pas de valeur aux yeux des vainqueurs. Ils sont retenus prisonniers alors que l' Allemagne a capitulé. En plus du travail forcé, difficile, qu’ils effectuent, ils sont mal nourris voire pas du tout au départ. Cela montre qu’ils pourraient tout aussi bien mourir, personne n'y prêterait attention. Cette manière de traiter ces soldats est d’ailleurs contraire aux droits des prisonniers de guerre établis en 1929, puis 1949, par l’accord de Genève.

            Aussi, les vaincus de la guerre sont souvent sujets à des humiliations venant des vainqueurs. On peut ainsi voir des sergents uriner sur un jeune allemand et l’humilier avec des excréments devant le reste des soldats. Le vainqueur impose ainsi sa domination sur le vaincu la pression du groupe fait que personne n’intervient. Ces militaires ne reconnaissent aucune humanité en leurs ennemis.

 

            La guerre provoque une déshumanisation des individus, par l’utilisation d' armes de plus en plus sophistiquées, la banalisation de la mort, la façon dont sont traités les prisonniers qui continuent de subir les humiliations pendant et après la guerre. Toutefois, ce film relativise cette déshumanisation par le biais de quelques scènes d'espoir où les personnages affirment leur humanité, que ce soit les jeunes soldats ou le commandant qui au départ montrait de la haine envers les Allemands.

 

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02 avril 2017

Tramontane : MICHEL Manon

MICHEL Manon                                                                                                   Tramontane

1ère ES 1

 

 

 

 

       Après avoir regardé le dramatique film Tramontane réalisé par VATCHE BOULGHOURIJIAN, on peut se demander : quels peuvent être les impacts du mensonge sur un individu ?

 

       Pour commencer, lors des formalités pour obtenir son passeport, RABIH découvre qu'il n'est pas le fils biologique de ses parents. Par peur de le perdre, son oncle ne lui dit jamais ce qui s'est réellement passé pendant la guerre civile libanaise. Le mensonge a permis à RABIH de grandir avec une famille qui l'aime, sur qui il peut compter. Il semble qu'il soit plus facile de mentir que de dire la vérité. Le secret de cette famille devient le sujet tabou, impossible à assumer.

 

       RABIH ressent le besoin de connaître sa véritable identité, et va enquêter sur ses origines. Sa cécité, ne lui permet pas de trouver des pistes. Notre identité se définit par notre nom, prénom, sans savoir véritablement d'où ils viennent. Nos parents nous transmettent inconsciemment des traditions qui nous relient à un clan, une histoire racontée. La révélation du mensonge a complètement renversé RABIH, le fait douter et remettre tout en cause, il ne se satisfait plus de ce qu'on lui dit.

 

       RABIH refuse le nouvel acte de naissance que lui rapporte son oncle, il veut recherche sa véritable histoire. Il ne se satisfait plus de la réponse : « C'est Dieu qui l'a voulu ». La réalité est peut-être bien plus horrible, tant pis, il prend la situation en main et fait le choix de continuer à chercher coûte que coûte. Le titre du film, « Tramontane » représente l'étoile au-dessus des monts, qui indique la direction. RABIH crée son chemin et prend sa vie en main. Le mensonge peut pousser un individu à s'émanciper et ainsi faire ses propres choix.

 

        Sa mère n'est pas sa mère biologique, mais lorsqu'il vient poser sa tête sur son épaule, il fait le choix de la considérer et la reconnaître comme sa mère. C'est elle qui l'a élevé, qui l'aime, et l'aide chaque jour. Les liens du sang et le mensonge sont dépassés. Il a grandi, il est prêt à quitter le « cocon familial ».

 

        Pour conclure, le mensonge peut conduire un individu à tout remettre en question, pour se construire sa propre identité. RABIH a fait ses propres choix, il s'est émancipé.

 

     

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Tramontane : MAMIE Charlotte

MAMIE Charlotte

1ereES1                                                                                                             Tramontane

 

        Qu’est-ce qu’être un parent  ?

 

        Premièrement un parent est celui qui aime et qui élève l’enfant. Il lui apprend comment vivre, se comporter en société. Il lui inculque, lui transmet les normes et valeurs que ses parents lui ont auparavant apprises. Le parent est censé protéger son enfant, subvenir à ses besoins jusqu'à ce qu’il soit capable de se débrouiller seul, comme RABIH est aveugle, il a besoin d’aide. C’est pourquoi il vit encore chez sa mère. L’émancipation se construit petit à petit, lorsqu’un individu s’en sent capable.

 

        Être parent c’est aussi l’être devant la loi. Quand un enfant naît on doit aller le déclarer à la mairie, reconnaître que cet enfant est le nôtre, et ainsi le relier à toute une famille, une histoire. C’est  l’acte de naissance qui donne une identité à l’enfant. Les parents décident du prénom, du nom. Ils lui donnent aussi une nationalité, une origine, une place dans la société, basent sa vie future.

 

       Mais, il ne suffit pas de donner une identité, de le déclarer nôtre. Il faut que l’enfant reconnaisse le parent en tant que tel. Lorsque, RABIH apprend que sa mère n’est pas celle qui l’a mis au monde, plus rien n’existe de ce qui a été sa vie, il part à la recherche de ses parents biologiques. Et lorsqu’il revient de sa quête identitaire, il s’endort à ses côtés, il l’appelle de nouveau « mère ».  Elle est  reconnue et adoptée par son fils.

 

        Etre un parent c’est aussi peut-être mentir à son enfant, pour le protéger d’un secret trop lourd, il n’est pas prêt à encaisser la vérité, ou alors la vérité est insoutenable pour en parler. Quand RABIH interroge tous ceux qui sont susceptibles de connaître ses parents biologiques, ils mentent tous ou lui fournissent une version différente de son arrivée dans sa famille.

 

 

      On peut donc affirmer qu’être parent c’est élever un enfant, l’aimer, avoir reconnu que c’est le nôtre, lui avoir donné une identité. C’est aussi se faire reconnaître en tant que parent par son enfant, parfois lui cacher des choses, et  peut-être se tromper.

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Tramontane : CENOLLI Amélie

CENOLLI Amélie                                                                                                                        Tramontane
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     Tramontane se passe au Liban, nous raconte l'histoire de RABIH, un jeune chanteur aveugle. Invité avec sa chorale à se produire en Europe, il va par hasard découvrir qu'il est adopté. La musique tient une place essentielle dans la vie de RABIH, on peut alors se demander si celle-ci peut être son refuge, sa véritable famille ?porte l'aide à se construire

 

     L'école de musique de RABIH est un lieu de réconfort pour le jeune homme, celui-ci s'y rend quotidiennement, après une dispute violente avec sa mère et son oncle lorsqu'il apprend qu'il a été adopté. Il se réfugie dans cette école comme si la musique remplaçait sa famille. C'est un lieu où il se sent en sécurité, se retrouve et s'apaise. RABIH oublie alors toutes ses souffrances, ses doutes du quotidien durant les nuits qu'il passe là-bas.

 

     La musique permet de faire passer des messages à ses proches, de faire entendre sa douleur, ses questions qui ne recevront peut-être jamais de réponse. Dans la chanson qui revient en plusieurs fois dans le film, RABIH questionne son oncle, il exprime sa souffrance, sur son origine qu'il ne connaîtra jamais.

 

     RABIH est le chanteur soliste d'une chorale, il est entouré de nombreux musiciens qui eux ne sont pas handicapés, comme si la musique était un refuge ouvert à tous, à égalité. Il devient un artiste qui porte et transmet les souffrances, l'histoire de tous les spectateurs, la tragédie de tout un pays, le Liban.

 

La musique est donc un moyen de s'évader du quotidien, de se libérer des problèmes. Elle permet de nous exprimer plus librement, sans différence, elle nous porte, nous transmet notre culture.

 

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Tramontane : SERRA Alicia

 

SERRA Alicia                                                                                                         Tramontane

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      Le film  Tramontane,   réalisé par VATCHE BOULGHOURJIAN en 2017, nous permet de nous interroger sur le besoin que nous avons de trouver des réponses.

 

      En effet, il souhaite savoir d'où il vient, avoir des précisions sur son identité. Les autorités militaires lui affirment que ses papiers d'identité sont faux. Il se lance alors dans une quête sur sa propre histoire. Il se bat pour savoir qui est sa famille.

 

     RABIH va questionner toutes les personnes qui ont été proches de son oncle dans la guerre civile libanaise, mais toutes apportent une histoire différente. Trouver une réponse sur son origine, sa famille lui permettrait d'avancer, de savoir qui il est.

 

      Bien que RABIH soit aveugle il ne lâche pas prise, il ne se décourage pas. Il fait preuve d'acharnement, même lorsque peut-être son véritable grand-père lui annonce que son fils et son petit fils sont morts dans la guerre, Rabih ne sera jamais reconnu de lui. C’est pourtant cette réponse insupportable qui va lui permettre d’avancer.

 

      Trouver les réponses aux questions que nous nous posons nous permet de savoir qui nous sommes, d'où nous venons, quelle est notre histoire. Cela nous permet aussi d'accepter l’inacceptable afin de vivre.

 

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07 mars 2017

SONITA : ROGET ATHENA

ROGET ATHENA                                                                                                                      SONITA

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Le film « SONITA », de ROKHSAREH GHAEM MAGHAMI, nous amène à nous demander : en quoi la société en Iran et en Afghanistan est-elle traditionnelle ?

 

Tout d’abord, les familles sont dirigées par un chef de famille. Il peut être un homme mais aussi une femme comme dans le cas de la mère de SONITA qui a une autorité sur sa fille. Il prend des décisions pour tous les membres de la famille et ceux-ci ne peuvent pas le contredire. En effet, dans ce type de société, l’individu ne s’appartient pas, il appartient à un clan. La conscience collective est très prégnante, les normes et les valeurs s’imposent à tous. Ainsi, il faut suivre les traditions, les coutumes, sinon c’est tout l’ordre social qui est remis en cause.

Ensuite, la place des femmes dans la société n’est pas égale à celle des hommes. En effet, dès la naissance, une fille n’est quasiment pas reconnue par sa famille car elle appartiendra à celle de son futur mari, elle ne recevra aucun héritage, même si elle est l’aînée de la famille.D’autre part,elles n’ont également pas le droit de faire de la musique. Plus tard, à l’adolescence, elles sont échangées contre une dot que le futur conjoint doit verser pour obtenir le droit de se marier. Le mari peut être beaucoup plus âgé, avoir le double de son âge, voire plus. De plus, comme le dénonce SONITA dans son clip, beaucoup de femmes subissent des violences conjugales chaque jour, elles n’ont aucun recours en justice, c’est considéré comme normal.

Enfin, ne pas respecter les règles, les coutumes, entraîne une justice répressive immédiate, c’est-à-dire que si quelqu’un contredit une coutume ou ne respecte pas un des codes sociaux il est alors puni violemment, son acte est considéré comme une remise en cause de sa famille et de sa société. Par exemple, lorsque SONITA refuse de se marier, elle remet en cause tout l’avenir de sa famille, son frère ne pourra pas se marier non plus, c’est toute la famille qui est menacée. Il faut tout faire pour ramener l’ordre social, une pression sociale sans limite s’applique sur chaque individu, particulièrement sur les femmes afghanes et iraniennes.

 

Ainsi,  la société traditionnelle afghane et iranienne se définit par la présence d’un chef auquel les membres de la famille doivent obéir, les femmes sont considérées comme inférieures et donc doivent se soumettre, et par un respect des coutumes implacable. Toutefois, la présence de services sociaux en Iran qui cherchent à éduquer les immigrants, montre que des questions sur l’identité peuvent faire émerger des choix individuels et provoquer des remises en cause de l’ordre social ancien, les individus de cette société peuvent lui permettre d’évoluer.

 

ROGET ATHENA                                                              

 1ère ES1 Lycée du BUGEY BELLEY

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SONITA : MANON AUSTRUI

MANON AUSTRUI                                                                                   ‘’SONITA’’

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Le film ‘’SONITA’’ retrace le parcours d’une jeune afghane, rappeuse malgré les règles de la société afghane et iranienne qui lui interdisent ce loisir. Cela nous amène à nous demander de quelles manières les femmes sont traitées dans les sociétés traditionnelles.

 

Les femmes vivant dans les sociétés traditionnelles comme l’Iran ou bien l’Afghanistan subissent une violence quotidienne. En effet elles sont mariées très jeunes, certaines ayant à peine 12 ans, à des hommes qui peuvent être de quarante ans leurs aînés. Elles sont contraintes d’accepter ce mariage, et les relations sexuelles qui s’ensuivent. Malgré tout cela, elles parlent librement entre elles de leur futur mari, comme si cela ne les affectait pas, comme des adolescentes ayant grandi dans une société moderne, discuteraient d’un sujet banal. Il est évident qu’elles en souffrent, mais elles semblent avoir accepté le fait qu’elles subiront des violences quotidiennes. Elles ont conscience que les choses seront ainsi pour le reste de leur vie, malgré leur très jeune âge.

Ensuite elles ne bénéficient d’aucune liberté de choix que cela soit au niveau de leurs corps, ou bien de leurs pratiques. Les filles ne peuvent pas chanter et encore moins rapper, ce qui explique que SONITA par son acte renverse l’ordre établi. Les hommes interdisent aux femmes par l’intermédiaire de la religion de chanter en public. Les normes fixées par cette société masculine varient donc selon les envies de ces derniers. En effet au contraire des femmes, les hommes ont le droit de chanter. De plus les femmes n’ont aucune influence sur les choix qui vont déterminer leur avenir. Le chef de famille qui est généralement le père est celui qui décide de tout, notamment de l’homme que sa fille, va être obligée d’épouser, sans lui demander son accord.

Enfin les femmes afghanes de certaines ethnies sont vues comme des objets. La seule possession qu’elles sont en droit d’avoir, est de simples bijoux, le reste appartenant à leurs maris. Dès l’instant où elles épousent ces derniers, elles ne s’appartiennent plus, elles sont au service de celui-ci. Le voile intégral lorsqu’elles sortent dans la rue en est la preuve. On ne voit aucune parcelle de peau et même leurs yeux sont cachés derrière un grillage, comme si les femmes n’étaient qu’une possession qu’on désirait cacher au reste du monde. Cette dernière sert également à procréer. Elle a une obligation d’avoir un enfant avec son mari, de préférence un garçon, puisque ces derniers sont considérés comme étant supérieurs aux filles. Si l’une d’entre elle est stérile, elle peut être victime d’agression qualifiée ‘’d’accident ménager’’. Elles décèdent généralement des suites de leurs blessures, et sont reniées par leur famille et la société. Elles ne sont donc que des moyens utilisés pour perpétuer la lignée.

 

Dans certaines sociétés traditionnelles, les femmes ne disposent d’aucune liberté de choisir leur vie, subissant des violences au quotidien. Elles ne s’appartiennent pas, elles ne sont  que le moyen de perpétuer une lignée.

MANON AUSTRUI                                   

1ES1 Lycée du BUGEY BELLEY

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