Manon AUSTRUI 1ES1                                              Le fils de Jean

Que reste t-il de tabou dans notre société ?

Le réalisateur fait le choix de nous montrer un corps d’un chevreuil décomposé et non le cadavre de Jean. Pourquoi la vision d’un corps humain en décomposition est-elle si taboue ? En effet de nombreuses personnes sont mal à l’aise avec l’idée qu’une fois morte leur corps se dégrade comme celui de cet animal, alors que nous finirons tous comme ça. La mort est quelque chose que l’on ne montre pas, on préfère se cacher cette réalité de peur d’avoir à y réfléchir.

Les deux fils biologiques de Jean se battent assez violemment à propos de leur père car Benjamin, l’un des deux frères, ne souhaite retrouver la dépouille que pour toucher son héritage tandis que Samuel veut simplement faire des obsèques à son père. Malgré les liens du sang qui unissent les personnes d’une même famille, elles n’ont pas les mêmes valeurs morales, certains peuvent considérer la personne morte comme un étranger, et non comme une personne proche d’eux. On peut se demander jusqu’à quel point un héritage peut corrompre certaines personnes et créer des tensions dans de nombreuses familles, allant parfois jusqu’à en diviser définitivement ses membres et briser des liens pourtant forts ?

Betina et Samuel ont été en couple et celui ci s’est plusieurs fois montré violent dans ses actes et ses paroles, allant jusqu’à la frapper un soir, avant qu’elle ne décide de le quitter. Ceci nous fait nous demander ce qui est acceptable ou non dans un couple. Jusqu’à quel point une personne peut se montrer excessivement dure voir même violente avec son conjoint et la considérer comme sa propriété ? C’est à chaque couple de fixer ses propres limites bien que certains hommes la dépassent souvent, l’alcool ne venant qu'aggraver la situation.

La mort, le partage de l’argent de ses parents, la violence physique et verbale dans le couple restent des choses dont on ne veut pas parler, que nous cachons. Nous avons peur d’affronter ces questions, cette cécité ne peut qu’aggraver la souffrance de chacun.