MANON AUSTRUI                                                                                   ‘’SONITA’’

1ES1

 

Le film ‘’SONITA’’ retrace le parcours d’une jeune afghane, rappeuse malgré les règles de la société afghane et iranienne qui lui interdisent ce loisir. Cela nous amène à nous demander de quelles manières les femmes sont traitées dans les sociétés traditionnelles.

 

Les femmes vivant dans les sociétés traditionnelles comme l’Iran ou bien l’Afghanistan subissent une violence quotidienne. En effet elles sont mariées très jeunes, certaines ayant à peine 12 ans, à des hommes qui peuvent être de quarante ans leurs aînés. Elles sont contraintes d’accepter ce mariage, et les relations sexuelles qui s’ensuivent. Malgré tout cela, elles parlent librement entre elles de leur futur mari, comme si cela ne les affectait pas, comme des adolescentes ayant grandi dans une société moderne, discuteraient d’un sujet banal. Il est évident qu’elles en souffrent, mais elles semblent avoir accepté le fait qu’elles subiront des violences quotidiennes. Elles ont conscience que les choses seront ainsi pour le reste de leur vie, malgré leur très jeune âge.

Ensuite elles ne bénéficient d’aucune liberté de choix que cela soit au niveau de leurs corps, ou bien de leurs pratiques. Les filles ne peuvent pas chanter et encore moins rapper, ce qui explique que SONITA par son acte renverse l’ordre établi. Les hommes interdisent aux femmes par l’intermédiaire de la religion de chanter en public. Les normes fixées par cette société masculine varient donc selon les envies de ces derniers. En effet au contraire des femmes, les hommes ont le droit de chanter. De plus les femmes n’ont aucune influence sur les choix qui vont déterminer leur avenir. Le chef de famille qui est généralement le père est celui qui décide de tout, notamment de l’homme que sa fille, va être obligée d’épouser, sans lui demander son accord.

Enfin les femmes afghanes de certaines ethnies sont vues comme des objets. La seule possession qu’elles sont en droit d’avoir, est de simples bijoux, le reste appartenant à leurs maris. Dès l’instant où elles épousent ces derniers, elles ne s’appartiennent plus, elles sont au service de celui-ci. Le voile intégral lorsqu’elles sortent dans la rue en est la preuve. On ne voit aucune parcelle de peau et même leurs yeux sont cachés derrière un grillage, comme si les femmes n’étaient qu’une possession qu’on désirait cacher au reste du monde. Cette dernière sert également à procréer. Elle a une obligation d’avoir un enfant avec son mari, de préférence un garçon, puisque ces derniers sont considérés comme étant supérieurs aux filles. Si l’une d’entre elle est stérile, elle peut être victime d’agression qualifiée ‘’d’accident ménager’’. Elles décèdent généralement des suites de leurs blessures, et sont reniées par leur famille et la société. Elles ne sont donc que des moyens utilisés pour perpétuer la lignée.

 

Dans certaines sociétés traditionnelles, les femmes ne disposent d’aucune liberté de choisir leur vie, subissant des violences au quotidien. Elles ne s’appartiennent pas, elles ne sont  que le moyen de perpétuer une lignée.

MANON AUSTRUI                                   

1ES1 Lycée du BUGEY BELLEY